Articles de taxonomie (Extraits de la revue)

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B. Defaut, 2003 : Les Sphingonotus du groupe rubescens en France et en Espagne continentale (Caelifera, Acrididae, Oedipodinae).

Résumé. Sphingonotus corsicus doit être considéré comme une espèce à part entière, plutôt que comme une sous-espèce de Sphingonotus caerulans. C’est très probablement par confusion avec Sphingonotus rubescens que Sphingonotus corsicus a été cité en Espagne continentale. Finalement les cinq taxons du groupe S. rubescens présents sur l’aire envisagée sont S. uvarovi Chopard (Corse), S. corsicus Chopard (Corse), Sphingonotus caerulans caerulans (Linnaeus) (France centrale et méridionale, et une grande partie de l’Espagne continentale), Sphingonotus caerulans cyanopterus (Charpentier) (France septentrionale, littoral atlantique français, littoral méditerranéen français occidental) et Sphingonotus rubescens (Walker) (Espagne méridionale : Almeria !, à confirmer ailleurs). Le meilleur critère pour différencier les espèces est fourni par la densité de la denticulation sur la nervure intercalée des mâles.


B. Defaut, 2005 : Considérations taxonomiques  sur Oedipoda arenaria Lucas

Résumé. 1) Ce qui a été appelé jusque là « Sphingonotus » arenarius (Lucas) en Péninsule Ibérique est attribuable à Pseudosphin-gonotus azurescens (Rambur), en réalité. 2) Le taxon Oedipoda arenaria Lucas, d’Algérie orientale (localité type : El Kala), est soit un simple synonyme d’azurescens, soit peut-être (comme le supposait déjà Harz, 1975) une sous-espèce particulière, dont la répartition serait maghrébine orientale (Algérie orientale et Tunisie). 


B. Defaut, 2005 : Sur la répartition de Locusta migratoria migratoria  Linné en France (Caelifera, Acrididae, Oedipodinae) 

Résumé. L’étude biométrique de 54 échantillons de Locusta migratoria provenant du Sud-est de la France et de Corse permet de confirmer l’hypothèse émise par Remaudière en 1948 : les grands individus de Locusta présent sur le littoral languedocien, et connus sous le nom de « criquet de Palavas », sont attribuables non pas à une grande forme locale de Locusta migratoria cinerascens, comme le croyait Harz (1975), mais à une implantation ancienne de Locusta migratoria migratoria. Par ailleurs, deux nouvelles populations de Locusta m. migratoria ont été découvertes récemment sur le littoral corse. Enfin, il semble bien que Locusta « migratoria » cinerascens ne soit pas une sous-espèce de Locusta migratoria, comme il est généralement admis, mais une espèce distincte ; toutefois, ce dernier point demande à être confirmé dans le cadre d’une révision générale du genre Locusta.  


B. Defaut, 2005 : Aiolopus puissanti,  espèce nouvelle proche d’Aiolopus thalassinus (Fabricius) (Acrididae, Oedipodinae)

Résumé. Ce qui a été identifié jusque là par les orthoptéristes comme Aiolopus t. thalassinus (Fabricius, 1781) dans le domaine méditerranéen occidental relève la plupart du temps d’une autre espèce, en réalité : Aiolopus puissanti sp. nov. Relativement à A. t. thalassinus la silhouette générale d’A. puissanti est plus étroite, les tegmina dépassent davantage les fémurs postérieurs (surtout chez le mâle) et ils sont plus allongés relativement au pronotum (surtout chez la femelle) ; enfin le sillon sous-oculaire est moins long et le vertex moins large relativement à la longueur de l’œil (dans les deux sexes).